L’irrigation agricole, un enjeu de futur et des États généraux de l’alimentation

Nota publicada al portal Campagnes et Environnement el 27 de juliol, per Vincent Dufau.

Le 19 juillet, l’instance représentative des agriculteurs irrigants, Irrigants de France, rappelait dans un communiqué que la gestion l’eau en agriculture n’est pas sans lien avec les enjeux des États généraux de l’alimentation, lancés le lendemain. Et précise que les agriculteurs sont déjà mobilisés: ils décalent les cycles de cultures et changent de pratiques et de matériels. Résultat: 30 % d’économies d’eau ont été réalisées ces dix dernières années.

Très attendues depuis qu’Emmanuel Macron les a promis pendant sa campagne, les États généraux de l’alimentation (EGA) démarrent le 20 juillet. 500 personnes ont participé à ce lancement, représentant l’ensemble des acteurs et des filières, en présence des ministres concernés.
Les EGA se dérouleront en deux temps. Le 18 juillet, le ministère de l’Agriculture dévoilait le nombre précis de quatorze ateliers, démarrant fin août, les sept premiers sur la création/répartition de la valeur et les sept derniers sur une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous. L’entourage du ministre explique toutefois que « l’État ne peut pas tout », et que les parties prenantes devront aussi s’engager, afin d’améliorer les rapports entre producteurs et grande distribution. En parallèle, le début des EGA verra le lancement d’une grande consultation publique, sur la plateforme participative egalimentation.gouv.

Les EGA doivent marquer un véritable tournant dans le parcours de réconciliation amorcé par Stéphane Le Foll et l’agro-écologie. «Le corollaire des États généraux de l’alimentation est de sortir de la précarité bon nombre d’agriculteur», a expliqué Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 10 juillet. Il a insisté sur l’importance de la diversité des modèles de production entre conventionnel, bio, agro-écologie, circuits courts… Un message commun avec Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, qui iniste sur le fait que les deux ministres parlent d’une même voix: aider les agriculteurs à gagner dignement leur vie pour qu’ils puissent continuer à améliorer leur pratiques.

L’IRRIGATION, DES ENJEUX POLITIQUES ET ÉCOLOGIQUES FORTS

Pour aller plus loin, Irrigants de France avance plusieurs solutions. Par exemple, stocker les excédents d’eau en hiver pour les utiliser en été. L’instance estime les besoins de stockage français à 500 millions de m3, soit 1,5 milliards d’euros d’investissements. Elle propose aussi de simplifier la réglementation pour réutiliser les eaux traitées, sans sacrifier à la sécurité sanitaire.

Irrigants de France rappelle que l’irrigation fait aujourd’hui vivre de nombreux exploitants, et permet d’avoir une agriculture performante du point de vue économique et de la sécurité alimentaire. Irrigants de France espère que les États généraux de l’alimentation intégreront, dans les mois qui viennent, ces enjeux et attentes en considération.

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