Les Français sont prêts à payer pour garantir un revenu correct aux agriculteurs

Nota publicada al portal francés Atlantico el passat 29 de febrer.

Réalisée à l’occasion de l’ouverture du Salon de l’Agriculture à Paris, le baromètre Ifop pour Dimanche Ouest-France sur la perception des agriculteurs conforte la bonne image d’une profession pourtant fragilisée par un contexte économique difficile.

Les agriculteurs représentent une profession moderne (78%, +1), et dans un contexte de forte concurrence internationale, ils sont également compétitifs pour une majorité de personnes interrogées (64%, +3), même si les cadres supérieurs sont nettement plus critiques sur ce point (53% contre 64% auprès des employés par exemple).

En termes de bien-être, les agriculteurs sont perçus comme étant respectueux de la santé des Français par près des deux tiers des personnes interrogées (64%), même si cette dimension apparaît en léger recul (-1 point). De même, 56% (+1) pensent que l’agriculture française est respectueuse de l’environnement, à un niveau légèrement en hausse par rapport à celui de l’an passé, et alors même que le monde agricole a réclamé et obtenu des aménagements au Grenelle de l’Environnement. Au global, pour trois quarts des Français (74%), les agriculteurs sont des personnes en qui les consommateurs peuvent avoir confiance (-4 points) : le lien particulier entre les Français et leurs agriculteurs est donc toujours vivace même s’il s’effrite un peu.

A cette bonne image globale s’ajoute une baisse des traits négatifs. Ainsi, sur le plan social, et sans doute sous l’effet d’informations nombreuses sur les difficultés rencontrées au quotidien par cette profession, de moins en moins de Français estiment que les agriculteurs sont assistés (42%, -10 points et le niveau le plus bas observé sur cet item depuis le lancement de ce baromètre), même si un interviewé sur quatre les associe à l’égoïsme (25%, une augmentation de 4 points). Enfin, les agriculteurs ne sont perçus comme violents que par 16% de la population, soit une baisse de 3 points en un an, ceci pouvant s’expliquer par l’absence d’opérations « coup de poings » menées par des agriculteurs contre des grandes surfaces ou des usines agro-alimentaires ces derniers mois, contrairement à il y a un an.

Outre (et peut-être en lien avec) cette bonne image globale, une majorité de Français se dit prête à payer plus cher les produits alimentaires afin de garantir un revenu correct aux agriculteurs (61%, +7, soit une hausse sensible alors que le pays est en crise). Parmi ceux-ci, 38% seraient prêts à payer 5% plus cher, 18% accepteraient de payer 10% plus cher, et 5% concéderaient de voir les prix augmenter de plus de 15%. En hausse par rapport à l’an passé, cette potentialité, bien que majoritaire, s’inscrit dans une logique économique tendue pour les ménages français, chez qui le poste de dépense alimentaire reste une préoccupation centrale. Si 72% des cadres et professions libérales seraient prêts à faire un effort en la matière, seuls 48% des ouvriers sont dans ce cas. De la même façon, 68% des 65 ans et plus accepteraient de payer davantage contre 48% des 18 à 24 ans.

Question : Pour chacun des qualificatifs suivants, dites-moi s’il s’applique plutôt bien ou plutôt mal à l’idée que vous vous faites des agriculteurs ?

Question : Est-ce que vous seriez prêts à payer plus cher vos produits alimentaires pour garantir un revenu correct aux agriculteurs ?

La disposition à payer plus cher des produits agricoles pour assurer un revenu correct aux agriculteurs

Méthodologie

Ce document présente les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans l’accord exprès de l’Ifop.

Étude réalisée par l’Ifop pour Dimanche Ouest France

Échantillon de 1007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les interviews ont eu lieu par téléphone, du 16 au 17 février 2012.

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